L'ÉGLANTIER : le protecteur des enfants, mais pas que...

L'ÉGLANTIER : le protecteur des enfants, mais pas que...

L'Églantier, aussi appelé Rosier sauvage, est un arbrisseau plutôt touffu et buissonnant, qu’on trouve presque partout en France : sa fleur, la rose sauvage, qu’on appelle aussi l’Églantine, est la reine des buissons et des haies de nos campagnes. 
L’histoire médicinale de L'Églantier est riche, et maintenant validée par la science moderne, ce qui le positionne comme une pierre angulaire de la phytothérapie actuelle : en effet, c’est une source exceptionnelle de vitamines, notamment la vitamine C, qui renforce l’immunité et qui est aussi renommé pour ses propriétés astringente, anti-inflammatoire, tonifiante, et bénéfique pour le système nerveux. 
Longtemps relégué au rang de simple arbuste sauvage, l’Églantier s’impose aujourd’hui comme une plante majeure de la phytothérapie contemporaine, dont les vertus gagnent à être redécouvertes, surtout au coeur de l’hiver !!

Aujourd'hui, nous allons donc vous parler de :
Botanique
Histoire
Culture et cueillette
Cuisine
Propriétés et utilisations
Symbolisme

BOTANIQUE

L’Églantier, ou Rosier sauvage, appartient à la famille des Rosacées (normal !).
Son nom scientifique est Rosa canina, en référence à son nom grec « kunorodon », qui se traduit littéralement par "rose du chien » : c’est une allusion aux propriétés de protection contre les morsures de chiens, notamment enragés, qu’on lui attribuait dans les temps anciens. 
L’omelette de racines d’Églantier était censée être une panacée dans ce genre de cas. 
bon, ces propriétés-là n’ont pas été validées par la science, donc si vous rencontrez un chien enragé, je vous conseille plutôt les Urgences, hein !
Mais le nom est resté et il a aussi donné naissance au mot cynorrhodon, qui est le nom donné au fruit, ou plutôt au « faux »fruit » (on va y revenir), de l’Églantier.

Le mot Églantier, lui, vient du latin populaire aquilentum, « qui a des piquants », de acus, « pointe, aiguille ». L'Églantier est également appelé rosier des bois, galantier, agulancier, rosier des bergers, rosier des haies, herbe à la Vierge et …gratte-cul ! 

Le nom d’Herbe à la Vierge est assez récent : lorsque Bernadette Soubirous raconta qu’elle avait vu la Vierge Marie à Lourdes, elle la décrivit debout sur un buisson d’Églantier qui poussait à l’entre de la grotte, avec une Églantine jaune sur chacun de ses pieds.
Ca n’exporta pas chance au buisson originel, qui fut vite tué par les pèlerins qui voulaient tous en emporter un bout en souvenir. Depuis, on a replanté un nouveau buisson…

Son dernier nom, la plante « gratte-cul », est nettement moins impressionnant, mais il parle certainement à tous les petits campagnards : en effet, tous les enfants des campagnes savaient autrefois que le duvet de poils qui est attachés aux graines à l’intérieur du cynnorodhon, le « fruit » de l’Églantier, est un terrifiant poil à gratter !! Un indispensable pour les blagueurs de tout âge (spécial dédicace à mon tonton de Haute-Savoie…).

Il existe entre 100 et 150 espèces différentes d’Églantier ou Rosier sauvage, souvent difficiles à différencier. C ‘est un vrai casse-tête même pour les botanistes confirmés, de les distinguer : il existe ainsi Rosa agrestis, le rosier agreste, Rosa arvensis ou L'Églantier des champs, Rosa canina ou rosier des chiens, Rosa cinnamomea ou rosier cannelle, etc. Rosa eglanteria et Rosa arvensis, sont les plus communes en France, notamment dans les pâturages et sols calcaires. Certaines variétés sont mises en avant pour des usages spécifiques : Rosa rugosa pour sa richesse exceptionnelle en vitamine C et Rosa gallica pour ses usages en  parfumerie.
En herboristerie, on utilise généralement Rosa canina, donc nous allons nous concentrer sur celui-ci, mais sachez que tous les rosiers sauvages sont médicinaux et comestibles et ils ont les mêmes propriétés, à quelques nuances près.

L’Églantier est un arbrisseau originaire des pays tempérés, qu’on trouve très facilement en Europe, en Asie occidentale et en Afrique septentrionale, et qui s’est très bien adapté en Amérique aussi. Il est très fréquent dans les haies, en bordure des bois et des forêts ou dans les friches. Il pousse sur tout type de terrain, sec ou frais, ensoleillé ou à la mi-ombre, mais préfère les sols plutôt riches en humus. C’est une espèce résistante, mais qui peut parfois présenter un bédégar, c’est-à-dire une excroissance végétale anormale, encore appelée une « galle », qui ressemble à une boule laineuse et chevelue provoquée par la ponte d’une petite guêpe parasite. On appelle parfois les bédégars « barbe de Saint Pierre ».

Les tiges de l’Églantier sont souvent grimpantes et peuvent dépasser 4 m de haut ! Elles sont pourvues d’épines très agressives, aiguillons recourbés vers le sol, qui donnent à l’arbuste un aspect défensif. A ne pas confondre avec la Ronce, donc.
Les feuilles de l’Églantier, sont alternées et munies d’un stipule une petite queue), et se composent de 5 folioles dentées se terminant en pointes, avec de petites épines le long de la nervure principale. Les fleurs de L'Églantier sont simples mais délicates, avec une corolle de 5 pétales roses pâles charmants, qui contraste avec un cœur de couleur jaune or. Le gynécée est entouré d’une profusion d’étamines. C’est en fait l’ancêtre du rosier cultivé.
A l’arrivée de l’automne, le réceptacle des fleurs se transforme en une petite outre charnue et fermée de couleur rouge vif, qui mesure environ 2 centimètres de long, appelé le cynorrhodon, comme je vous l’ai déjà dit. En fait, c’est ce qu’on appelle un  « faux-fruit » : son enveloppe épaisse a une cuticule vernissée et contient de nombreux grains appelés des akènes, et ce sont ces akènes qui sont en réalité les vrais fruits de L’Églantier ! Chaque akène est recouvert de poils garnis de petits crochets, ressemblant à des hameçons, le fameux poil à gratter.
Les cynorrdhons sont un mets de choix pour les oiseaux en hiver, car ils persistent sur les branches pendant toute la saison froide. C’est aussi un un aliment de pré-hibernation de choix pour les ours.
Les cynnorrodhons contiennent énormément d’acide ascorbique (vitamine C): environ 60 fois plus que les oranges en poids, ce qui en fait une des plantes ayant la concentration la plus élevée en vitamine C de manière naturelle. Ce n’est pas une rumeur !
Ils contiennent aussi des caroténoïdes (notamment du Bêta-carotène, du lycopène, de la rubixanthine) et des flavonoïdes (quercétine, catéchines) qui sont des antioxydants puissants, et des tanins aux effets anti-inflammatoires et antimicrobiens. On y trouve aussi des acides gras (très bénéfiques pour la peau), de la pectine, et enfin des galactolipides, notamment le GOPO (un galactolipide unique aux Églantiers) aux grandes vertus anti-inflammatoires.

Une plante très riche, donc, qui ne pouvait pas manquer d’intéresser les Hommes tôt ou tard.

HISTOIRE

L’histoire de l’Églantier se mélange à celle des hommes depuis des milliers d’années : des recherches archéologiques suggèrent que les Églantiers étaient récoltés et consommés en Europe dès la Préhistoire, pendant les périodes mésolithique et néolithique. 

En Égypte ancienne, les Églantiers étaient utilisés dans des cataplasmes et des toniques, souvent associés au miel et à d’autres plantes. Dans la Grèce et la Rome antique, des documents écrits attestent de leur utilisation par les médecins, notamment par Dioscoride et Pline l’Ancien, pour traiter les morsures de chien, les troubles digestifs, rénaux et les inflammations. Les Perses, qui utilisaient l’Églantier pour dissoudre les calculs rénaux et vésicaux, disaient de la fleur d’Églantier qu’elle réveillait les morts !

En Asie, où l’emploi médicinal de la rose sauvage est attesté depuis près de 30 siècles (!), la Médecine traditionnelle chinoise (MTC) utilisait l’Églantier pour réguler le Qi, améliorer la digestion et soulager les « stagnations », lutter contre les dysfonctions de l'appareil urinaire et contre la diarrhée chronique.

Plus tard, chez les Celtes, le Rosier sauvage est une plante qu’on honore le soir des fêtes de 
Beltaine, la fête celtique majeure du printemps (30 avril) : elle était alors le symbole de la féminité et de l'amour par excellence, on la retrouve dans de nombreuses traditions européennes. 

Par contre, cet arbuste à épines n’échappe pas à une forme de diabolisation au Moyen-âge. Dans certaines régions françaises, on considérait alors que, si la Rose était l'oeuvre de Dieu, l'Églantier est celle du diable : une légende bretonne racontait que celui-ci, jaloux, voulut imiter le Rosier et créer une fleur aussi belle, mais moins doué que Dieu, forcément, il n’arriva qu’à la doter d’une fleur bien plus petite et d’épines monstrueuses. C’est de là que vient le dernier de ses noms, «  rose du diable »  ou «  rose sorcière ». D’autres légendes disent que l’Églantier fut maudit quand Judas de se pendit à ses branches. C’est pourquoi les baies de l’Églantier furent aussi surnommées « Baies de Judas », ou encore « Fraises de Satan » en Ille-et Villaine. Bref, un joli festival d’amabilités, qui tranche avec le respect dont on l’honorait dans les civilisations pré-chrétiennes.

Malgré tout, au Moyen Âge, les moines cultivaient  les Églantiers dans les jardins des monastères : les baies étaient un aliment de base qu’on stockait pour l’hiver, et on fabriquait aussi du sirop d’églantier, qui était un remède courant contre le scorbut chez les marins et les soldats, bien avant que les agrumes ne deviennent largement disponibles. Sainte Hildegarde de Bingen, le conseillait remède pulmonaire, stomacal et anti-fatigue, déjà.

C’était aussi un arbuste auquel on attribuait des propriétés magiques, à la fois bénéfiques et maléfiques, en une sorte de synthèse des temps anciens et des temps chrétiens :  la racine servait d’amulette à ceux dont la vue était affaiblie, on suspendait ses branches aux portes ou aux plafonds des maisons pour protéger des maladies et des sortilèges dans la Manche, en Belgique, les cynnorrodhons étaient portés en collier par les jeunes enfants pour les mettre à l'abri des maladies. Mais dans les Landes, par contre, il faut se garder de l’injurier, faute de quoi le coupable se voit affecté d’une maladie dont il ne pourra guérir qu’après s’être excusé ! 
La relation entre les hommes et l’Églantier est toujours marquée par cette ambivalence entre Dieu et le Diable.
De l’autre côté de l’Atlantique, les tribus amérindiennes connaissait aussi des espèces d’Églantier, avant que les colons européens n’importent Rosa canina sur leur territoire. Les Cherokee, les Iroquois et d’autres nations utilisaient les Églantiers pour traiter les rhumes, les fièvres et les troubles gastro-intestinaux. En été, ils consommaient les pétales des fleurs et les baies étaient considérées comme un excellent aliment de survie. Certaines tribus en faisait même de la bière.
Au 19eme siècle, les humains utilisent la poudre de cynorhodon pour en faire une farine alimentaire très nutritive, utile en période de famine. Les pharmaciens utilisaient aussi les cynnorrodhons en pâte de sirop pour donner une saveur agréable aux potions médicinales très amères comme les pilules de quinine.
L’Églantier a aussi soutenu l’effort de guerre pendant la Seconde Guerre mondiale : en effet, les importations d’agrumes étant coupées à cause des blocus des sous-marins allemands, le ministère britannique de la Santé avait lancé une campagne nationale incitant les citoyens à récolter des Églantiers sauvages. Des bénévoles, y compris des écoliers, ont collecté des tonnes de cynnorrodhons, transformés en sirop riche en vitamine C et distribués aux enfants et nourrissons pour prévenir les carences nutritionnelles. Cet épisode est souvent cité comme l’un des premiers exemples d’intervention nutritionnelle étatique.


CULTURE ET CUEILLETTE

Vous pouvez cueillir tous les Églantiers sans danger, mais il faut éviter de cueillir l’espèce Rosa gallica, ou Rose de France, qui est une espèce rare dans la nature et donc protégée. Heureusement, il est facile à différencier des autres, car il fait de belles fleurs de couleur rouge, en général de grande taille, alors que les autres espèces de Rosier sauvage font en général des fleurs plus petites et surtout de couleur blanche ou rose pâle.
NB : Vous pouvez par contre acheter des pétales ou fleurs de Rosa gallica (souvent appelée aussi  Rose de Provins) en herboristerie car les récoltes proviennent de plantes cultivées.
Vous pouvez aussi planter un rosier sauvage chez vous, bien sûr, c’est une plante résistante et facile d’entretien, comme on l’a vu, qu’il faut juste protéger par grand froid.
En herboristerie, pour bénéficier des bienfaits de L’Églantier, vous allez généralement récolter les pétales (éventuellement les feuilles), et les cynorrhodons.

En ce qui concerne les fleurs, il faut savoir qu’elles sont très fragiles : on les ramasse vers les mois de mai-juin, on les fait sécher à l’ombre dans un endroit bien aéré et on les garde dans des sacs en papier une fois qu’ils sont secs. C’est un travail très long aussi, car on ne cueille que quelques fleurs par-ci par-là, pour ne pas abîmer la plante. Autant vous dire que pour récolter ne serait-ce que 100g de pétales, il faut se lever tôt le matin !

Pour les cynorhodons, c’est plus facile : on les ramasse à l’automne, généralement de fin septembre à novembre dans les zones tempérées, lorsque les faux-fruits sont arrivés à maturité et qu’ils ont une belle couleur rouge. 
Pensez à porter des gants et des manches longues pour éviter les épines et éviter les cynnorrodhons perçés, ce qui est un signe d’infestation d’insectes. 
Certains disent d’attendre les premières gelées pour qu’ils se ratatinent un peu car le gel adoucit la saveur et ramollit les peaux, mais l’idée principale, c’est qu’ils soient bien rouges et qu’ils soient devenus mous au toucher, pas durs. C’est ça l’essentiel. A partir de là, récoltez-les quand vous en avez besoin,
C’est relativement long de les faire sécher, bien sûr . Il faut parfois compter une quinzaine de jours ou plus en fonction du temps, ou utiliser un séchage au four à une température douce de 35 à 40°C pour accélérer le processus, ou alors si le temps est particulièrement humide.
Certains éliminent les graines et les poils avant de faire sécher : bon courage ! Heureusement, ce n’est pas indispensable.

Dans l’ancien temps, on récoltait aussi les bédégars, vous vous rappelez, cette excroissance végétale chevelue, car ce sont des parties très riches en tanins, et on les utilisait alors comme astringents forts, pour calmer les saignements ou les fortes diarrhées. Honnêtement, de nos jours, on a mieux et plus simple, donc c’est totalement tombé en désuétude.



CUISINE

C’est le fruit de L'Églantier, le cynnorrodhon qui est la partie la plus couramment consommée de la plante. Ils ont une saveur acidulée, mucilagineuse et fruitée, qui rappelle un peu la saveur de l’hibiscus ou de la pomme verte, et qui est souvent utilisée en cuisine. La tisane de cynnorrodhon se déguste d’ailleurs aussi bien chaude que froide, comme le Bissap, boisson avec laquelle on la confond parfois en raison de leurs saveurs similaires. Cependant, leurs profils de santé sont différents.

Certains vont préparer des gelées, des confitures, des marmelades, des sirops et même du « ketchup » avec les cynorrhodons frais. Vous trouverez beaucoup de recettes sur internet si vous le souhaitez : ce sont des préparations qui en conserve les propriétés, en plus, si vous faites attention à ne pas trop monter en température car la Vitamine C est sensible à la chaleur, elle sera donc mieux conservée peu transformée, à chaleur basse, ou encore cru.
D’ailleurs, on peut consommer les cynorrhodons frais que l’on vient juste de cueillir, c’est à ce stade que la vitamine C sera à son optimal ! Il faut éliminer les graines bien sûr : coupez le cynorrhodon en deux avec un canif, gratter et éliminer tout ce qu’il y a à l’intérieur (poil à gratteeeeeeeer), puis mangez l’enveloppe externe qui contient toutes ces bonnes choses !

Les pétales de la fleur d’églantier peuvent eux aussi être utilisés pour faire des infusions, des sirops, du vin, et même de la confiture. Par contre, les racines et les tiges de L’Églantier sont très peu consommées, sauf en Allemagne où on les met dans les sauces.

Vous trouverez ci-dessous quelques recettes traditionnelles réalisées entre autres avec des cynnorrodhons :


1/ Soupe d’églantier (Suède):

Nyponsoppa — une soupe crémeuse traditionnelle servie chaude ou froide, souvent avec des biscuits aux amandes.


2/ Beurre de pomme et d’églantier
Ingrédients: 2 tasses de cynnorrodhons, 4 pommes, 1 tasse de miel, 1 c. à café de cannelle, ½ c. à café de clous de girofle.
Méthode: Faire mijoter les cynnorrodhons et les pommes coupées jusqu’à tendreté. Passer au tamis. Remettre la pulpe dans la casserole, ajouter le miel et les épices. Cuire jusqu’à épaississement. Conserver dans des bocaux stérilisés.


3/ Boules d’énergie à L'Églantier
Ingrédients: 1 tasse de dattes, ½ tasse de poudre d’églantier, ½ tasse d’amandes, 2 c. à soupe de cacao, 1 c. à soupe d’huile de noix de coco.
Méthode: Mixer tous les ingrédients dans un robot. Former des boules. Réfrigérer 1 heure. Riches en antioxydants et fibres.

4/ Vinaigrette à L'Églantier
Ingrédients: 2 c. à soupe de vinaigre d’églantier, ¼ tasse d’huile d’olive, 1 c. à café de moutarde de Dijon, 1 c. à café de sirop d’érable, sel et poivre.
Méthode: Fouetter ensemble et napper sur les salades.

5/ Sirop de cynorrhodon (tonifiant spécialement recommandé pour les enfants, avec apport nutritif important sous une forme rapidement assimilable et délicieux, en plus !)


Pour 1 kg de fruits, comptez 500 g de sucre bio. 
Hachez les fruits et versez-les dans 2 litres d’eau bouillante. Laissez frémir pendant 5 minutes. Laissez ensuite tiédir, puis filtrez et réservez le jus de cuisson. 
Reversez la pulpe dans 1 litre d’eau et faites bouillir 15 minutes. 
Ajoutez le jus de la précédente cuisson, mélangez et filtrez. 
Portez de nouveau à ébullition jusqu’à ce qu’il ne reste qu’1 litre de liquide à peine. 
Ajoutez le sucre, mélangez pour bien le dissoudre et laissez frémir 10 minutes environ. 
Versez dans des petites bouteilles et stérilisez.



PROPRIÉTÉS ET UTILISATIONS


L'Églantier est l’une des espèces les plus utilisées en médecine populaire de puis la nuit des temps, car c’est une plante pleine de vertus.

Sur le plan énergétique, l’Églantier a un caractère asséchant et rafraichissant, ce qui signifie qu’il calme le chaud, tout ce qui est enflammé et qu'il freine les écoulements. Sans surprise, c’est donc une plante aux très grandes vertus anti-inflammatoires. Rajoutez sa grande richesse en vitamine C, et vous devez facilement deviner son principal champ d’action : 

1/ la Sphère immunitaire :

L'Églantier est un agent de renforcement immunitaire de premier ordre. Sa haute teneur en vitamine C améliore la fonction des globules blancs et agit comme un puissant antioxydant pour neutraliser les radicaux libres. Il réduit la durée et la gravité des rhumes et renforce la résistance aux infections respiratoires. De plus, les polyphénols et caroténoïdes de l'Églantier luttent contre le stress oxydatif, cause fondamentale du vieillissement et des maladies chroniques. 

C’est sous forme de gemmothérapie que l’Églantier offre l’action la plus spectaculaire sur le système immunitaire : c’est-à-dire en utilisant les jeunes pousses macérées dans de l'alcool, de la glycérine et de l'eau (ce qu’on appelle aussi des bourgeons).
Il sera un véritable protecteur pour les jeunes enfants en manque de défenses immunitaires,
car il est très adapté aux problèmes ORL infantiles, particulièrement en cas d’infections à répétition (otite, amygdalite, rhino-pharyngite) mais il sera aussi très utile pour les personnes carencées, anémiées et de terrain fragile, dont il régénère les muqueuses respiratoires et digestives irritées.

L'Églantier a une action lente et profonde sur l'immunité, il s'utilise donc généralement en cures de plusieurs mois, comme un régénérant général qui remonte les défenses immunitaires, calme les affections chroniques et les inflammations à répétition. Il peut être utilisé en prévention ou au début de tout refroidissement hivernal : rhinite, rhinopharyngite, sinusite, grippe, trachéite, angine… Son action sur le système respiratoire haut (gorge et sinus) est très marquée.  Il est aussi utile en cas d’allergies ou d’asthme, car c'est un régénérateur des inflammations récidivantes des muqueuses respiratoires.

La richesse en vitamine C et l’action tonifiante du cynnorrodhon vont aussi permettre de combattre la fatigue souvent ressentie lors d’un refroidissement, d’accélérer la récupération et de réduire la durée des symptômes. 
Les vertus anti-inflammatoires  des pétales de fleurs, eux, vont aider à réduire les douleurs corporelles associées (inflammations des gencives, de la gorge…), car ils contiennent une combinaison de flavonoïdes et de tanins qui lui donnent des propriétés anti-inflammatoires, protectrice de la peau et des muqueuses, et astringentes. Donc elles vont permettre de resserrer les tissus abîmés, tout en les adoucissant et les réparant.

Dans de tels cas, la simple infusion peut s’avérer particulièrement intéressante, car la forme tisane est toujours très bénéfique dans le cas des infections ORL. On la prend aussi bien en préventif qu’en curatif. Mais le bourgeon permet d’avoir les vertus des pétales comme des cynnorrodhons…

Posologie Tisane :
L’infusion est le mode de préparation en cas de combinaison de plusieurs plantes dont une ou plusieurs doivent être préparées en infusion (feuilles, fleurs, parties tendres, etc.). La décoction est le mode de préparation préférentiel quand les fruits de L'Églantier sont utilisés seuls dans la tisane.
Décoction : Comptez 4 à 6 cynorrhodons fragmentés pour 250 ml d’eau bouillante. Laissez bouillir à une température de 100°C pendant 5 à 10 minutes et faites infuser 10 minutes.
Infusion : utilisez une à deux cuillères à soupe de baies séchées. pour 250 ml d’eau frémissante à une température comprise entre 80 et 90°C. Laissez infuser 10 à 15 minutes avant de filtrer. 
Filtrez bien le mélange pour éliminer les baies et les piquants restants. Boire 2 à 3 tasses par jour. Vous pouvez ajouter du miel ou du sirop d’Agave pour adoucir le goût si vous le souhaitez.

Posologie Bourgeons :
pour les enfants, mélangez 2 gouttes par jour le matin dans un verre d’eau (à partir de 3 ans), 5 gouttes par jour à partir de 5 ans, 7 gouttes par jour à partir de 7 ans ; ou 1 goutte par jour pour 10 kilos. Commencer par 1 goutte et augmenter progressivement.
pour les adultes et les adolescents : 5 à 15 gouttes par jour dans un verre d'eau, à répartir en 1 à 3 prises dans la journée selon les cas, 15 minutes avant le repas pendant 3 semaines. Commencer par 5 gouttes et augmenter au fur et à mesure :
soit d'une goutte par jour jusqu'à 15,
soit 5 gouttes la première semaine, 10 la deuxième et 15 la dernière.
adultes en cas de crise : entre 30 et 45 gouttes/j

En cas d’infection, l’Églantier peut être associé au Cassis, stimulant des glandes surrénales. En cas de sinusite, L'Églantier peut être associé au macérat de bourgeons de Peuplier pour son action anti-infectieuse et anti-inflammatoire, et au Charme si la sinusite s'accompagne d’éternuements.
L'Églantier peut être utilisé avec le macérat de bourgeons de Peuplier, anti-infectieux général, et le macérat de bourgeons d'Aulne Glutineux pour booster les défenses immunitaires et limiter les inflammations.

Au niveau métabolique, on utilise aussi l’Églantier en cas de carence en vitamine C, bien sûr : 
celle-ci est essentielle pour le corps humain et contribue à de nombreuses fonctions vitales, pas seulement l’immunité, mais aussi la réparation des tissus, l’équilibre cardiaque ou l’absorption du fer. Une carence en vitamine C peut entraîner des dérèglements importants, et même, dans les cas les plus graves, un scorbut : une consommation régulière de tisane d’églantier peut aider à rétablir les niveaux de vitamine C dans l’organisme, favorisant ainsi une meilleure santé globale. Elle permet aussi de soulager la fatigue post-infectieuse après une infection virale ou bactérienne et favoriser une récupération plus rapide.
C’est particulièrement intéressant pour les personnes stressées ou les fumeurs, car l'Églantier peut aider à compenser la perte de vitamine C due au tabagisme ou au stress, et ainsi aider à réduire les effets néfastes du tabagisme sur la santé.


2/ la Sphère digestive : 

Dans le passé, l’Églantier, riche en tanins, était un classique pour les problèmes de diarrhée, de selles liquides, d’entérite ou de petits saignements du système digestifs (ceux provoqués par un ulcère par exemple) : par son effet astringent ET anti-inflammatoire, l’Églantier va resserrer les tissus abîmés, tout en les adoucissant et les réparant, c’est un peu une action 2 en 1 ! Mais on l’utilise peu pour des questions de rendements, comme je vous le disais…On obtiendra le même résultat  de façon beaucoup plus économique avec une combinaison d’une plante astringente et d’une plante adoucissante, comme des feuilles de ronce avec de la camomille matricaire par exemple, ou de feuilles de noisetier avec des fleurs de mauve.

De plus, l’Églantier va permettre de soulager la constipation et les ballonnements, de nourrir les bactéries intestinales bénéfiques (effet prébiotique) et peut soulager les symptômes du syndrome de l’intestin irritable (SII), grâce à sa teneur élevée en fibres (notamment en pectine, fibre soluble) et ses propriétés laxatives douces qui favorisent la motilité intestinale, l’équilibre du microbiote intestinal, qui aident à réguler le métabolisme du cholestérol.
En effet, l’Églantier, d’après diverses études scientifiques, abaisse le cholestérol LDL et les triglycérides, augmente le cholestérol HDL, réduit la pression artérielle systolique et diastolique et empêche l’oxydation du LDL (une étape clé de l’athérosclérose).

Des recherches émergentes suggèrent aussi que L'Églantier pourrait aider à contrôler le poids et la sensibilité à l’insuline, car il inhibe et réduit l’accumulation de graisse dans les tissus adipeux, en modulant les niveaux d’adiponectine et de leptine dans l’organisme (à raison de 40g de boisson d’Églantier par jour, les études notent une réduction de graisse abdominale et du cholestérol, après 12 semaines).

La tisane d’églantier est également connue pour ses vertus antiparasitaire et vermifuge, ce qui peut être utile pour soulager les troubles digestifs souvent associés à ces infections : ils aident à éliminer les vers, les oxyures et les ascaris. C’était une utilisation classique de nos campagnes : on disait aux enfants de manger 5 ou 6 cynorrhodons crus et entiers pendant plusieurs jours d’affilée lorsqu’ils avaient des vers. Les catalans, plus gourmands, donnaient de la confiture de cynnordhons cuits avec le duvet aux enfants, dans ce cas…

En effet, bien que ces poils provoquent des démangeaisons, à l’intérieur du système digestif au contraire, ils tuent les parasites intestinaux responsables de démangeaisons, sans provoquer d’irritation (administrés à jeun à la dose de 15cg enrobés dans du miel).

 Pour tous les soucis d’ordre digestif, l’Églantier convient particulièrement bien aux personnes qui vivent les événements de la vie avec une intensité émotionnelle excessive. (logique : en MTC, l’intestin grêle est la « poubelle du coeur »). Légèrement émollient, il répare les parois du système digestif et répare en douceur.

NB : les faux-fruits et les fleurs sont émollients, c’est une préparation douce. Les feuilles et les akènes sont astringents, c’est une préparations concentrée. Les cynnorrodhons entiers sont donc à la fois émollients et astringents.


3/  la Sphère articulaire :

Autre grande sphère d’action de l’Églantier, le système ostéo-articulaire : 
le galactolipide unique aux Églantiers, ou GOPO, a démontré dans diverses études son intérêt pour réduire les douleurs articulaires et l’inflammation. On l’utilise donc avec bonheur en cas d’arthrose, de rhumatismes, d’arthrite rhumatoide (maladie auto-immune), et aussi de déminéralisation osseuse ou d’ostéoporose.
Entre son activité anti-inflammatoire naturelle et sa haute teneur en vitamine C, connue pour son rôle dans la synthèse du collagène, une protéine essentielle pour le cartilage, l’Églantier contribue à la gestion de la douleur, mais permet aussi de limiter la dégradation des cartilages. Il est particulièrement intéressant en cas d’arthrose de la hanche ou du genou.
On l’associe beaucoup avec d’autres plantes comme la feuille de frêne, la feuille de cassis, les sommités fleuries de reine-des-prés, etc.

La forme bourgeon, elle, sera particulièrement efficace en cas de trouble de la croissance chez l’enfant (avec Bouleau verruqueux, et Sapin pectiné qui stimule la moelle osseuse) ou d’ostéoporose post-ménopausique (on complètera alors son action avec Pinus montana - pin à crochets).

L’Églantier renforce aussi le système veineux (tanins condensés permettent une meilleure solidité des veines), le système urinaire (cystites, inflammations dues au passage de calculs, souvent en combinaison avec d’autres plantes qui apporteront plutôt un effet antibactérien pour les cas de cystites), et le système cardio-vasculaire (amélioration du profil lipidique).
Il démontre aussi des propriétés chimio-préventives prometteuses dans les modèles de laboratoire (apoptose dans les lignées cellulaires cancéreuses (sein, côlon, leucémie), inhibe les métastases, effets synergiques avec les chimiothérapies conventionnelles et réduit les dommages à l’ADN cause grande capacité anti-oxydante).


4/ la Sphère cutanée :

L’Églantier est aussi un très bon draineur du système cutané : ses polyphénols et ses caroténoïdes luttent contre le stress oxydatif, cause fondamentale du vieillissement et des maladies chroniques. 
Ainsi, il aide à neutraliser les radicaux libres dans la peau, il protège contre les dommages cutanés induits par les UV, améliore la synthèse du collagène et l’élasticité de la peau, réduit les ridules et de l’hyperpigmentation, estompe les taches brunes, les rougeurs et uniformise le teint.

En interne, le bourgeon d’Églantier est idéal en cas de dermatose sèche : eczéma sec, psoriasis, lichen,  prurit des personnes âgées, mais aussi herpès récidivant, furoncles, verrues,  tous les problèmes inflammatoires de la peau, en fait ! 

La gale humaine a été traitée autrefois par une pommade faite de poudre de gratte-culs, fruits de L'Églantier sauvage, d'huile d'olive et de vinaigre.
Il peut être associé aux macérats de bourgeons d'Orme afin de drainer la peau, et d'Érable pour son action anti-virale, en cas d’herpès récidivant ou oculaire. Associé à la Vigne, L’Églantier agira contre l'apparition ou la présence de verrues. Il sera associé au Figuier si les problèmes de peau sont liés à une période de stress ou de choc émotionnel, en interne, mais aussi en application externe.

Alors en externe, plus classiquement, on utilisera avec bonheur le macérât huileux de pétales d’Églantier, dont les propriétés astringentes aident à resserrer les pores de la peau et en raffermir le grain. Vous pouvez même vous amuser à le fabriquer vous-mêmes, car il ne demande pas une grande quantité de pétales (en fait, les fleurs servent surtout en cosmétique, car pour le reste, les quantités demandées sont très importantes et cela serait trop couteux).
Vous pouvez même utiliser les pétales des rosiers de votre jardin, si tant est qu’ils soient cultivés sans pesticides ! Par contre, oubliez le bouquet de roses du fleuriste qui, sauf exception sont absolument bourrés de produits chimiques.

Encore mieux, vous pouvez utiliser pour votre peau la fameuse huile de rose musquée du Chili, que l’on obtient en pressant les akènes de rose sauvage : vu la taille des akènes, vous imaginez que le rendement est très faible, ce qui explique son prix en général très cher dans le commerce. On parle de nos jours de rose du Chili car les Chiliens ont créé d’immenses plantations et ce sont eux, désormais, qui font l’essentiel du commerce d’huile pressée, mais à la base, cette huile provient des graines de Rosa canina, notre églantier européen !

De toutes les huiles, c’est ma chouchoute car c’est vraiment la STAR des huiles pour la peau. Au-delà de la simple cosmétologie, c’est aussi une huile très intéressante en dermatologie réparatrice, en particulier pour tout ce qui est soins post-opératoires et des brûlures, car c’est une très bonne anti-oxydante et une cicatrisante exceptionnelle  : elle est très riche en acide trans-rétinoïque, qui est une forme naturelle de vitamine A, donc elle accélère la fermeture des plaies et réduit la formation de cicatrices, et elle améliore l’hydratation et l’élasticité de la peau.
Associée à de l’huile essentielle d’Hélichryse italienne, elle peut faire des miracles, même sur les cicatrices anciennes.

Recette de Beurre corporel à L’Églantier :
Ingrédients: ½ tasse de beurre de karité, ¼ tasse d’huile de noix de coco, 2 c. à soupe d’huile d’églantier, 10 gouttes d’huile essentielle de vanille.
Méthode: Fouetter les ingrédients jusqu’à obtenir une texture légère. Conserver dans un pot. Utiliser quotidiennement pour une peau douce et hydratée.



5/ la Sphère nerveuse :

Car l’Églantier a aussi une action intéressante sur la sphère nerveuse, oui !!

Les pétales d’Églantier ou de Rose sont intéressants en infusion pour les problèmes d’ordre émotionnel : rupture, perte d’un proche, « coeur brisé »… Elle s’associe bien avec l’Aubépine dans ce genre de cas, pour aider la personne à surmonter la situation. Bien sûr, il ne faut pas s’attendre à un effet immédiat type anti-dépresseur, mais l’Églantier permet de soutenir subtilement la personne, i réconforte, apporte un peu de douceur et de lumière.

Dans ce sens, on peut aussi l’utiliser sous forme d’élixir floral : le docteur Bach conseillait Wild Rose aux personnes dans une grande situation de tristesse, de désespoir, particulièrement aux gens au tempérament résigné ou apathique, qui ont perdu gout à la vie suite à un choc émotif. Wild Rose est connu pour adoucir la frustration et la désespérance.

Cette utilisation peut être particulièrement intéressante chez les enfants, même les tout-petits , car il existe sous forme d’élixir sans alcool ou de bourgeon sans alcool.


6/ Contre-indications :

Pour les formes traditionnelles d’herboristerie avec les pétales ou le cynorrhodon, aucune contre-indication connue, l'Églantier est très bien toléré et considéré comme sûr lorsqu’il est consommé aux doses recommandées. A tout le moins, la consommation de cynorrhodons contenant des graines et des poils peut occasionner quelques démangeaisons anales, si les tisanes sont mal filtrées.


La tisane d’églantier peut aussi être consommée en toute sécurité pendant la grossesse. Elle est riche en vitamine C, bénéfique pour le système immunitaire, et contient des antioxydants qui contribuent à la santé générale de la mère et du bébé.


Même le macérat de bourgeons d’Églantier, forme beaucoup plus concentrée, est autorisé à toute la famille, sauf aux bébés de moins de 3 ans et aux femmes enceintes.

SYMBOLISME

Avant tout, pour moi, cette rose sauvage, plante à épines, est bien sûr un symbole de PROTECTION : dans toutes les dimensions de l’Églantier, on retrouve cette notion de protection … jusque dans La Belle au bois dormant, le dessin animé de Walt Disney où la princesse Aurore va se faire appeler Églantine pour se protéger de la malédiction de la sorcière ! Avec ses épines, l’Églantier nous questionne sur nos limites : comment préservons-nous notre intégrité ? Posons nous correctement nos limites personnelles ? Avec l’Églantier, nous apprenons à nous protéger de notre environnement, sur le plan physique et émotionnel.

Associé au chackra de la gorge et grand protecteur de la zone ORL, l’Églantier aide aussi à la COMMUNICATION : c’est la plante des chanteurs, orateurs, poètes, journalistes, formateurs, professeurs : dès que la voix est votre médium, l’Églantier est votre allié, pour vous aider à retrouver une communication apaisée, dans la douceur et l’harmonie, améliorée. 
D’ailleurs, depuis le Moyen-Âge, traditionnellement, l’Églantine est la fleur des Poètes, c’est même l’emblème de l’Académie de Poésie : ses épines sont l’emblème des difficultés que doit surmonter le poète, et ses fleurs représentent les aspirations de l’âme à atteindre l’accomplissement.

Et puis enfin, c’est avant tout un Rose, mais une rose sauvage tout simple, celle de l’innocence, la douceur et la fragilité. C’est donc un symbole d’AMOUR et de SIMPLICITÉ en même temps. Et elle nous aide à accueillir les événements de la vie en gardant le coeur ouvert et l’amour de l’autre : elle nous rappelle de revenir à l’essentiel, de rester ALIGNÉS avec la fréquence de notre coeur, de choisir d’agir « selon notre coeur » et pas en fonction des modes ou des influences extérieures : l’Églantier, c’est la beauté simple, l’amour des autres et de soi-même. Elle parait fragile, mais attention à ses aiguilles, car sous sa douceur, il y a la puissance !

Alors, la prochaine fois que vous passez à côté d’un Églantier sauvage, prenez le temps de sentir sa délicate fragrance, mais attention à ne pas vous faire piquer !!



Références/sources :
Luminessens
Christophe Bernard  Althea Provence
Jesus Cardenas, docteur en médecine
Thierry Folliard naturopathe
Boistard, S. (2016). Gemmothérapie - Les bourgeons au service de la santé - Guide pratique et familial. Éditions de Terran.
La Gemmothérapie subtile - anais Tachdian
Dr Nathalie Faggianelli
Docteur en biologie, phyto-aromatologue, naturopathe
300 plantes médicinales de France et d’ailleurs, Claudine Luu, herboriste et praticienne MTC, et Annie Fournier
Plantes occidentales et médecine chinoise, Anne Vastel et Sylvie Chagnon
Secrets d’une herboriste Marie-Antoinette Mulot
L’herboristerie : manuel pratique de la santé par les plantes, Patrice de Bonneval
ELPM
Du bon usage des plantes qui soignent de Jacques FLeurentin